Paris D.C.

Paris D.C. Le blog des parisiens d'ici ou d'ailleurs

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    janvier 25th, 2010ElleExpositions

    Exposition Izis

    Exposition Izis

    La Mairie de Paris nous ouvre ses portes jusqu’au 29 mai 2010 pour nous faire découvrir (ou redécouvrir), à travers une rétrospective, les œuvres d’Izis, un grand photographe humaniste, à la fois poète de l’image, portraitiste et reporter, et pourtant mal connu.

    Izis, alias Izraël Bidermanas, né en Lituanie où il découvre la photographie, immigré à Paris en 1930 dans le but de peindre, devient responsable d’un studio de photographie traditionnelle. Réfugié dans le Limousin pendant la guerre, il prend les armes et photographie ses compagnons du maquis. Après la guerre, il revient à Paris et se lie d’amitié avec de nombreux artistes comme Aragon, Marc Chagall ou Jacques Prévert. Il est embauché comme reporter par Paris Match en 1949 (il y restera 20 ans), où il devient le photographe des stars de l’époque comme Grace Kelly, Jean Cocteau, Camus, Colette, Gina Lollobrigida, Édith Piaf, Kessel, Orson Welles ou Soulages. Il est exposé dès 1951 au Musée d’art moderne de New York et publie de nombreux ouvrages jusqu’à sa mort en 1980.

    Ses photographies, en noir et blanc, épurées et poétiques ne manqueront pas de vous faire voyager avec émotion à travers une époque révolue. Mes séries préférées sont « Paris Eternel », « Paradis terrestre », « Le Monde de Chagall » et « Le Cirque d’Izis ». A voir et à revoir !

    Hôtel de Ville – 5, rue Lobeau – 75004 Paris – Entrée libre.

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    septembre 15th, 2009ElleExpositions
    Martin Parr Luxury

    Martin Parr, série Luxury, Attendees at a charity function

    La collection de Martin Parr, exposée au Jeu de Paume, regroupe des photographies de lui même mais également d’autres auteurs,  ainsi que plusieurs séries d’objets hétéroclites.

    Les photos de Parr:

    A travers la série « Luxury » , Martin Parr jette un regard critique voir cynique sur le comportement des riches de ce monde. Il s’est pour cela rendu à Dubaï, Durban, Miami, Moscou et à …. Chantilly pour photographier des défilés de modes, courses hippiques et autres manifestations où se regroupe cette catégorie sociale émergente « dont les codes sociaux sont fondés sur l’ostentation et la dépense ».

    Martin Parr Luxury

    Martin Parr, série Luxury

    A travers la série « Small World », exposée dans le jardin des Tuileries (donc en accès libre), Martin Parr dénonce le tourisme de masse et le mode de consommation des classes moyennes liés à la mondialisation.

    Les autres photos composant la collection sont également très intéressantes. Une série ayant pour thème le Royaume-Uni des années 70/80, peu flatteuse, parfois drôle (ou cruelle), m’a notamment marquée  (photos de Tony Ray-Jones, Chris Killip, Mark Neville, Tom Wood). Martin Parr possède d’ailleurs la plus importante collection privée de photographies britanniques.

    Les objets de la collection:

    J’ai moins aimé cette partie de l’exposition se composant de toutes sortes d’objets, souvent saugrenus, caractérisant la société de consommation et la fascination pour le pouvoir, comme plusieurs dizaines de montres à l’effigie de Sadam Hussein ou plusieurs théières en forme de Margarett Thatcher. Mais ce n’est pas l’avis de tous !

    Cette exposition, très populaire, se termine le 27 septembre 2009.  Alors dépéchez-vous !!

    Pour plus d’info : www.jeudepaume.orgwww.martinparr.com.

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    avril 19th, 2009ElleExpositions

    Kissing-nun Toscani

    Kissing-nun Toscani

    Cette exposition qui se tient à la BNF – site Richelieu – jusqu’au 31 mai 2009, regroupe plusieurs dizaines de photographies qui ont toutes en leur temps suscité la polémique autour des principaux thèmes suivants: la définition et le rôle de l’art (peut-on tout montrer au nom de l’art? doit-il y avoir des limites?), la fonction du photo-journaliste et le lien qu’il entretient avec son sujet (quelles sont les limites du droit à l’information? le photo-journaliste doit-il ou peut-il interférer sur son sujet?), les droits de l’auteur d’une photographie et le droit à l’image du sujet (doit-on faire prévaloir l’un au détriment du second?). On se rend finalement compte que les réponses à toutes ces questions sont très culturelles, qu’elles diffèrent en fonction des époques et des régions du monde. Ainsi, cette photographie d’Oliviero Toscani, « kissing nun », a été censurée en Italie sous la pression du Vatican, car jugée choquante. Exposition très intéressante tant sur le plan historique que sur le plan éthique.

    58, rue de Richelieu – 75002 Paris – M° Palais Royal – 7€. Pour plus d’infos: www.bnf.fr

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    mars 15th, 2009ElleExpositions
    David Lachapelle

    David Lachapelle

    Une « rétrospective » de l’œuvre de David Lachapelle, l’un des photographes les plus reconnus de sa génération, se tient actuellement à la Monnaie de Paris jusqu’au 31 mai 2009. Si vous êtes parisiens, vous n’avez pas pu échapper à l’affiche de l’expo, représentant le visage du transsexuel Amanda Lepore, à la manière d’Andy Warhol, qui n’est certes pas du meilleur goût, mais qui éveille tout de même la curiosité (la mienne en tout cas). C’est donc de bon matin, après un essai infructueux en pleine journée (mon dieu que je suis naïve!), que je me suis rendue à la Monnaie de Paris.

    David Lachapelle La pieta

    David Lachapelle La pieta

    L’exposition regroupe plusieurs séries de travaux de l’auteur américain: « Présages d’innocence » qui fait référence à la lutte sans fin entre la pensée religieuse, politique et artistique, « Déluge » qui constitue une critique de la course à la consommation, « Du paradis à l’enfer » qui aborde le thème de la mort, « Le rêve évoque le surréalisme » série dans laquelle le fantastique s’allie au paradoxe poétique, « Destruction et désastre » mettant en scène des visions apocalyptiques, « Les excès » reflétant les vices des personnes riches et célèbres, « Le star system » série de sublimes et exubérants portraits de stars. L’œuvre de Lachapelle est donc très dense et a priori profonde. Si je devais retenir 3 œuvres de l’expo, je choisirais tout d’abord « Pietà with Courtney Love », faisant référence à La Pietà de Michel-Ange de la Basilique Saint-Pierre de Rome, qui est la 1ère œuvre de l’exposition. Cette scène montre Courtney Love en Vierge-Marie tenant sur ses genoux un Christ évoquant Kurt Cobain agonisant après une overdose. Si si je vous jure c’est pas mal, c’est touchant disons. En plus, un petit film montre les conditions de réalisation de la photo. Ici pas de montage numérique (ou si peu) mais une vraie mise en scène, que dis-je une véritable composition. Je choisirais ensuite « Lusty Spring » (photo en bas) représentant pudiquement Angelina Jolie nue dans un champs de fleurs: allégorie du printemps ou allusion à l’acte sexuel ? Chacun y verra ce qu’il veut, en tout cas moi je la trouve très esthétique. Enfin, je choisirais « Museum » (1e photo) qui représente un musée déserté après une inondation, photographie dégageant sérénité, poésie et mélancolie, tranchant avec le reste de l’œuvre de Lachapelle. Il faut préciser que cette rétrospective n’est pas tout à fait complète puisqu’elle ne comprend pas l’intégralité de séries de l’auteur mais peut être est-ce à dessein. En effet, certaines de ses photographies sont clairement politiquement incorrectes, certaines donnent même la nausée: excès de couleurs, de corps nus, de sexe, de transgression de tabous, de lubricité, de violence, de vulgarité … choquer pour choquer au nom de l’art ? Est-ce toujours d’actualité ou complètement dépassé ? Quoiqu’il en soit cette expo est très réussie, et je vous la conseille: elle ne vous laissera pas indifférent.

    Hôtel de la Monnaie, 11 quai de Conti – 75006 PARIS. 10 €.

    David Lachapelle Angelina Jolie

    David Lachapelle Angelina Jolie

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