La Cerisaie d’Anton Tchekhov

Hier soir, je suis allée voir la Cerisaie d’Anton Tchekhov (écrite en 1903) au Théâtre Silvia Montfort (15e) et … « comment vous dire ? » … Je crois que je suis passée complètement à côté…. Pourtant, j’ai essayé à plusieurs reprises de me concentrer, de chercher un petit intérêt à cette pièce … de 2H30… et, oui tout de même ! L’histoire est la suivante: Les membres d’une famille se retrouvent en Russie, dans leur maison familiale où ils ont tant de bons souvenirs, après plusieurs années de séparation. Leurs retrouvailles sont pleines de joie. Cependant, la joie cède vite la place à la tristesse car la maison et son domaine, La Cerisaie, doivent être vendus pour faire face aux dettes accumulées. La progression de la pièce m’a parue très lente, voir laborieuse, entrecoupée par de petites séquences plus rapides, sans logique apparente avec l’histoire, proches de la folie, en en devenant presque effrayantes (de véritables « pétages de plombs » !).

La Cerisaie d’Anton Tchekhov

La Cerisaie d’Anton Tchekhov

Malgré l’accompagnement musical (violon, violoncelle) et sa mise en scène que j’ai bien appréciés (par des jeux de lumières et de décors), j’avoue que je me suis fermement ennuyée. Etait-ce dû au jeu détaché des comédiens ou de l’intrigue elle-même (ou plutôt devrais-je dire l’absence d’intrigue ?) ? A la fin du spectacle, quand j’ai entendu les applaudissements et les « bravo » plein de conviction fuser, je me suis demandée si nous avions bien vu la même pièce, et je me suis dit que j’étais forcément passé à côté de quelque chose, d’une métaphore, d’un sens profond, de ….. ? Quelqu’un parmi vous pourrait-il m’expliquer ? Remarquez, cette pièce a déjà un intérêt: celui de susciter l’interrogation (voir la perplexité).

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